top of page

Étienne Rousseau est un artiste multidisciplinaire originaire de Québec. Il détient un baccalauréat et une maîtrise en arts visuels de l’École d’art de l’Université Laval.

 

Son travail a été présenté dans plusieurs centres d’art au Québec, notamment à la Maison des arts et de la Culture de Brompton, au Centre des arts et de la Culture de Chicoutimi et à Manif d’art – la Biennale de Québec, ainsi qu’à l’international en Belgique, en Italie et en Espagne.

 

Il s’implique dans des initiatives soutenant les réalités LGBTQ+ et la démocratisation de l’art à travers des projets hors murs et des événements-bénéfices.

 

Parallèlement à sa pratique, il enseigne au Cégep de Sherbrooke et finalise un recueil poétique, dont un premier extrait a été présenté à la Biennale internationale du carnet d’artiste de Québec.

 

En 2024, il reçoit le Prix de l’innovation en enseignement de la poésie du Festival international de poésie de Trois-Rivières pour le projet Créatures. En 2026, il est récipiendaire d’une bourse de la Ville de Sherbrooke pour son projet Rouge Gorge.

Sa pratique explore la mémoire du corps, ses transformations et ses traces. Il interroge les tensions entre présence et absence, soin et poison, beauté et abjection, en mettant en lumière la fragilité de l’existence et les marques qu’elle laisse derrière elle. La métaphore occupe une place importante dans son travail, particulièrement à travers ses objets transformés, qui deviennent des images poétiques et symboliques autant que des formes matérielles.

 

À travers des formes organiques, des textures virulentes et des teintes acidulées, il évoque un univers en mutation, où la vitalité côtoie la dégradation. Ses œuvres empruntent à la biologie, au minéral et au cellulaire, tissant des analogies entre microcosme et cosmos, corps et paysage, entre ce qui grandit et ce qui s’efface. Les couleurs radioactives, les structures flottantes et les éléments hybrides matéria-

Autoportrait, Résidence Ma Propre Étreinte, 2024, Étienne Rousseau

Autoportrait, Résidence Ma propre étreinte, 2024, Galerie G de BR, Danville

lisent la progression insidieuse de la maladie, de l’altération et du passage du temps.

L’archive occupe une place essentielle dans son travail : qu’elle soit médicale, intime ou sensorielle, elle devient un vestige du corps, une tentative de saisir l’inexorable. Il s’attarde sur les cicatrices visibles et invisibles, les traces laissées par l’érosion du temps, les empreintes d’une disparition en cours.

 

À travers l’accumulation, la superposition et l’effritement, il cherche à matérialiser ce qui échappe, à révéler ce qui persiste malgré l’absence. Son travail oscille entre l’intime et l’archivistique, la chair et la trace, le biologique et l’abstrait. Il constitue une cartographie du passage, un dialogue entre la transformation et l’oubli, où chaque élément devient un témoin de ce qui fut, de ce qui lutte pour rester.

bottom of page